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Le Loup Blanc, ou de son vrai nom : le Loup Arctique

Vrai professionnel du camouflage dans son environnement, le loup blanc ne se démarque pas du loup gris uniquement par sa couleur. Il est capable de vivre dans des conditions extrêmes grâce à ses différences ! Ce mammifère puissant à la fourrure épaisse a plus d’un tour dans son sac pour survivre dans la véritable dans ce froid glacial durant l’année entière.

 

loup-blanc-hurlant

 

Les caractéristiques physiques du Loup Blanc

 

Les loups blancs sont plus petits et compacts que les loups gris. Le poils plus dense et une ouïs parfaitement affutée, voici leurs différences qui sont aussi leurs atouts majeurs :

 

  • La fourrure très épaisse : Elle garde le corps au chaud et au sec, elle protège aussi des attaques en agissant comme un bouclier.

 

  • Une morphologie trapu : Plus petit et plus lourd que son congénère, il conserve mieux la chaleur. Il mesure en moyenne entre 65 et 80 cm au garrot et pèse entre 35 et 60kg.

 

  • Rapide : Malgré des pattes courtes et fines, le loup blanc peut atteindre une vitesse allant jusqu’à 60 km/h .

 

  • Mâchoire et cou puissants : Pour vous donner une idée, le chien a une puissance de mâchoire de 60kg/cm2, celle du loup arctique est de 150kg/cm2.Plus du double. Avec des longs crocs tranchants et pointus, peu de proie résistent à ce prédateur.

 

  • Oreilles courtes : Elles permettent à cette sous-espèce de loup gris une ouïe affûtée et moins de surface de peau à réchauffer.

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Toutes ses particularités que possède le loup blanc sont indispensables à sa survie ! Tout est calculé pour qu’il conserve un maximum de chaleur et qu’il ne puisse jamais rater une proie.

 

Où vit le loup blanc ?

 

Les loups blancs établissent leur territoire des les terres de l’Arctique. Ces terres s’étendent sur une large zone, allant du bord Nord du continent nord-américain, jusqu’au pôle Nord ! Ainsi que le long des côtes Est et Nord du Groënland. Il s’agit d’une des régions les plus hostiles du monde ! Les hivers durent 8 mois et sont rudes. Très peu d’animaux sont capables de survivre dans un environnement ou les températures passent régulièrement sous la barre des -50°C. La diversité des animaux vivant dans cette zone est limitée, même les végétaux se font rares.

 

loup-blanc-neige

 

Le mode de vie du loup arctique

 

Son comportement varie selon son mode de vie. En solitaire, il s’attaquera a des petites proies telles que des lemming et des lièvres en hiver ainsi que des grenouilles et souris en été.

 

Son odorat très développé lui permet de sentir un animal dans un rayon d’1 km, parfois plus !

 

Solitaire :

En solo, il s’attaque surtout à des petites proies facile à débusquer.

Hiver : Lemmings, lièvre, certains oiseaux

Été : Lemmings, lièvre, grenouilles, souris, certains oiseaux

 

Meute :

Lorsqu’il chasse en meute le loup arctique s’attaque a des proies plus grosses comme des caribous ou plus imposant encore, des bœufs musqués. Ces redoutables chasseurs ratent rarement leur proie.

Proie loup en meute

Fait intéressant : Le caribou et le renne sont la même espèce ! En Europe on dira renne tandis qu’au canada ce terme signifie un caribou dit « domestique ». Le caribou est en réalité un renne sauvage. Ils mesurent entre 1,80 m et 2,10m et peuvent atteindre les 180 kg !

Meute de loup blanc

 

Une meute de loups blanc est constituée de 5 à 10 individus en moyenne.

 

Communication du loup arctique

 

Les loups arctiques, comme tous les loups, communiquent à l’aide de cris, de grognements et de hurlements mais aussi avec des mouvements physiques de queue, d’oreilles, ou leur position générale.

Loup blanc dort

Liens sociaux

Le vocabulaire physique du loup arctique est riche et varie selon le rang social, leur humeur et leurs intentions. La communication vocale est la moins utilisée au sein de la meute.

Selon la place du loup en terme de hiérarchie, sa manière de communiquer avec les autres sera différente, et les autres loups auront une manière de communiquer avec lui, elle aussi, différente.

Il peut se montrer affectueux envers les loups de sa meute et il fait toujours manger les plus âgés du groupe en priorité.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement d’une meute de loup, rendez-vous sur notre blog : Le fonctionnement d’une meute de loup

 

Hurlement

Lorsqu’un loup hurle, il le fait pour des raisons biens précises. Un loup blanc peut hurler pour appeler à l’aide, pour avertir ses congénères d’un danger approchant, il peut aussi le faire pour localiser les autres loups de sa meute ou prévenir une meute rivale de sa présence. Ces hurlements peuvent s’étendre sur un rayon de 5 à 7 km !

 

Marquage

Les loups sont très territoriaux. En meute ou en solitaire, ils utilisent le marquage olfactif pour communiquer leur présence et les limites de leur territoire. L’odorat du loup est particulièrement développé. Que ce soit pour traquer une proie ou sentir l’urine ou excrément d’un autre loup, il peut flairer une odeur à 1 km de distance !

 

Il peut également sentir un animal trois jours après sa disparition, ce qui en fait un As de la traque !

 

Le loup blanc, un animal menacé ?

 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le loup blanc, ou loup arctique, n’est pas une espèce si menacé. En effet, la zone qu’il recouvre n’est pas viable pour toutes autres espèces terrestres ! Ils n’ont pas réellement de prédateurs qui pourraient s’en prendre à eux, si ce n’est l’ours polaire qu’il croise occasionnellement ou l’homme qui repousse les frontières pour chasser ce prédateur à la toison immaculée. Mais pour trouver et s’attaquer à un loup blanc en restant dans une zone habitable, ce n’est pas si simple.

Ce qui pourrait nuire au loup blanc en revanche, c’est une menace bien réelle : Le réchauffement climatique. On sait déjà que toutes les espèces et que la terre entière sera impacté par ce réchauffements mais les conséquences pour le loup blanc sont terribles. Il suffit de quelques degrés de différences par rapport aux années précédentes pour chambouler leur hiver et tout leur mode de vie. De plus, la température permettrait aux hommes de s’aventurer encore plus loin dans leur territoire. Ils auront donc moins de terrain pour évoluer et se cacher.

Fort heureusement ca ne devrait pas arriver de sitôt ! Il faudrait une bonne cinquantaine d’année si ce n’est plus pour pouvoir impacter leurs habitudes et leur mode de vie.

Il ne faut pas non plus négliger l’aspect économique que peut offrir cette zone. L’exploration des ressources naturelles comme le pétrole ou le gaz amènera certainement l’homme à s’introduire dans cet environnement plus tôt que ce à quoi on pourrait s’attendre.

 

 

 

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